Seigle hybride d'automne

Cohorte sur le seigle hybride d’automne

La cohorte sur le seigle hybride d’automne réunit un groupe de producteurs de la Mauricie qui souhaitent échanger, apprendre et faire évoluer leurs pratiques agroenvironnementales dans un cadre collaboratif. Elle vise à développer l’expertise agronomique et les débouchés du seigle hybride d’automne, principalement pour l’alimentation porcine.

Objectifs

Déployée sur deux ans (2026-2027), la cohorte propose un espace d’apprentissage et d’échange entre producteurs afin de faire évoluer les pratiques et de soutenir le développement de cette culture en Mauricie.

 

Le projet vise à :

  1. Soutenir l’intégration de pratiques agroenvironnementales ;
  2. Optimiser les pratiques post-récolte pour atteindre les standards de qualité ;
  3. Évaluer la rentabilité ;
  4. Développer l’expertise agronomique nécessaire à l’intégration du seigle hybride ; d’automne dans les moulées porcines.

Ce projet est financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dans le cadre du programme Prime-Vert 2023-2026.

Personne ressource

Nadine Bachand

Food Bridge
Partenaires

Enjeux et opportunités du seigle en productions végétales et animales au Québec

Le projet sur le seigle hybride d’automne a exploré le potentiel de cette culture comme levier de durabilité pour les systèmes de grandes cultures et la filière porcine au Québec. Dans la production porcine québécoise, l’alimentation, et en particulier le maïs, contribue de manière importante aux impacts environnementaux. Le remplacement partiel du maïs par le seigle hybride d’automne représente ainsi une avenue prometteuse pour réduire ces impacts. Bien adaptée aux rotations maïs-soya, cette culture offre également des bénéfices agronomiques et environnementaux reconnus.

Objectifs

Le projet visait à documenter les bénéfices agronomiques, économiques et environnementaux de cette culture encore peu répandue, mais prometteuse pour les producteurs de grains et les producteurs de porcs du Québec.

 

Les travaux ont combiné :

  1. Une revue de la littérature scientifique ;
  2. Une analyse économique des rotations intégrant le seigle hybride d’automne ;
  3. Une évaluation environnementale par analyse de cycle de vie.

Résultats clés

Les travaux réalisés ont livré, en 2025, des résultats particulièrement prometteurs :

  • La rotation maïs–soya–seigle hybride d’automne émet 25 % moins de gaz à effet de serre par hectare et par année qu’une rotation maïs–soya.
  • Le remplacement de 25 % du maïs par du seigle hybride d’automne dans les moulées porcines permet de réduire les émissions de 5 % par kilogramme de porc produit.
  • La rentabilité de la rotation maïs–soya–seigle devient supérieure dès le deuxième cycle de rotation, avec des gains qui s’accentuent au troisième cycle.
  • Le seigle hybride d’automne offre des marges économiques comparables à celles du blé d’automne, tout en apportant des bénéfices environnementaux significatifs.

Ce projet a été mené par l’Université Laval et financé par l’entremise du programme de développement territorial et sectoriel 2023-2026 du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, volet 2, Réalisation de projets d’intérêt collectif, sous-volet 2.1, Projets de développement du secteur agroalimentaire. Il a été réalisé en collaboration avec le Centre de développement du porc du Québec (CDPQ), le Centre de recherche sur les grains (CÉROM), Forest Lavoie Conseil, Groupe Cérès, KWS, Les Éleveurs de porcs du Québec et Terre à table.

Partenaires Étude Laval Seigle 2
Personne ressource

Nadine Bachand

Food Bridge
Rapports et outils

En savoir plus sur la méthodologie et l’ensemble des résultats

Consultez l’article de synthèse
Consultez le résumé

Capsules vidéos – Comprendre le projet et ses résultats

Le seigle d’automne hybride : une nouvelle opportunité pour les producteurs de grandes cultures

Étude de la rentabilité de l’ajout de seigle hybride dans une rotation maïs – grain – soya

Partenaires

Le déploiement de nos projets est aussi rendu possible grâce au soutien de la Fondation McCall MacBain, de la Fondation Peter Gilgan, de la Fondation RBC, du Partenariat canadien pour une agriculture durable (PCA durable), de The Co-operators, de Transition Accelerator et d’autres bailleurs de fonds anonymes.